8 mois après la dissolution de l’Assemblée nationale bissau-guinéenne, Embaló fixe les législatives au 24 novembre…

Les Bissau-guinéens éliront un nouveau Parlement le 24 novembre prochain. Ainsi en a décidé, hier, le chef de l’Etat bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló. Avant de s’envoler, hier, pour la Chine, le Président de la Guinée-Bissau a annoncé que les élections législatives seront tenues le 24 novembre prochain. Une annonce qui intervient huit mois après la dissolution du Parlement.

Le 4 décembre 2023, Umaro Sissoco Embaló avait dissous l’Assemblée populaire nationale. Il avait justifié sa décision par le fait que l’institution était devenue un foyer d’instabilité. Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2023, des éléments de la Garde nationale avaient tenté de libérer par la force deux membres du gouvernement placés en garde à vue et interrogés à propos d’un prélèvement de dix millions de dollars dans les caisses de l’Etat. L’affaire avait été abordée auparavant au Parlement. Président de la Guinée-Bissau depuis 2020, Embaló avait qualifié ces évènements de «tentative de coup d’Etat».

Cependant, il ne faut pas considérer le 24 novembre comme une date effective. Car, le président Embaló a affirmé, que dès son retour de Chine, il tiendrait des consultations et que conformément à la Constitution et à la loi électorale de Guinée-Bissau, il programmerait les législatives.

Mai dernier, le Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló avait assuré que de nouvelles élections législatives anticipées allaient être organisées «bel et bien» avant la fin de l’année 2024. Il avait ajouté qu’elles seront entièrement financées par l’Etat, «car il s’agit d’une question de souveraineté».

 «J’attends que le bureau d’appui technique au processus électoral termine son travail pour que je puisse inviter tous les partis politiques représentés au Parlement afin qu’ils me proposent la date du scrutin», avait affirmé Umaro Sissoco Embaló.

Les élections législatives du 4 juin 2023 en Guinée-Bissau avaient été remportées par la coalition Pai-Terra Ranka, l’opposition, chapeautée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc). Malgré tout, les tensions politiques n’ont pas baissé d’intensité.

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