LEGISLATIVES 2022 A RUFISQUE : Ndiagne Diop/Adja Diarry Diène, le choix d’une défaite annoncée pour Benno…

Le président Macky Sall, chef de file de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), a porté son choix sur le duo Ndiagne Diop/Adja Diarry Diène pour briguer les suffrages des électeurs dans le département de Rufisque.

Le président Macky Sall, chef de file de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), a porté son choix sur le duo Ndiagne Diop/Adja Diarry Diène pour briguer les suffrages des électeurs dans le département de Rufisque. Le couple Ndiagne Diop/Adja Diarry Diène, inconnu et impopulaire à Rufisque, jette les bases d’une défaite annoncée du camp présidentiel dans la vieille ville.

A quatre jours de la tenue du scrutin prévue ce dimanche 31 juillet, des observateurs de la scène politique rufisquoise étalent déjà leurs inquiétudes par rapport à l’impertinence du choix porté sur ce duo pour défendre les couleurs de la majorité présidentielle dans le département. Un choix qui continue de faire grincer des dents jusque dans les hautes sphères politiques de la mouvance présidentielle. Il risque de compliquer la donne au regard du contexte politique des élections locales marqué par la victoire de la coalition Yewwi Askan Wi dans la quasi-totalité des communes du département.

Pour bon nombre de Rufisquois, l’absence de candidatures en bonne place de responsables de Rufisque ville risque de porter préjudice à la liste de la coalition Benno Bokk Yakaar au soir du 31 juillet. Un écueil relevé par certains responsables au lendemain de la publication des listes. « C’est vrai que Diagne Diop c’est une foudre qui tonne et mobilise dans les quatre C. Mais son influence dans le département n’est pas certaine. Il peine à élargir son influence politique à l’échelle départementale malgré le fait qu’il jouit d’un bon capital sympathie au niveau des militants de la mouvance présidentielle », relève Idrissa Guèye, un observateur de la scène politique locale.

Quant à la colistière de Ndiagne Diop, Adja Diarry Diène, elle est loin de faire l’unanimité dans la classe politique rufisquoise et même au sein des responsables de la commune de l’Est qui n’ont pas manqué de crier leur amertume à la suite de sa désignation. « Diarry Diène est impopulaire. Elle est loin de faire l’unanimité. Elle ne dispose pas de base politique solide même ici à Rufisque Est. Ce qui risque de porter un coup dur à la mobilisation et à l’impact que veulent donner les responsables de la mouvance présidentielle à Rufisque », poursuit Idrissa Guèye.

A Rufisque, l’on estime que le président de la République n’a pas tiré les leçons de la défaite de son camp lors des locales. « Si des Rufisquois authentiques comme le couple Ismaïla Madior Fall/Souleymane Ndoye a été laminé à Rufisque, l’on ne saurait donner une chance minime au duo Ndiagne Diop/Diarry Diène, deux responsables politiques totalement inconnus dans la ville. Ndiagne Diop n’est pas Rufisquois, il ne saurait représenter la ville de Rufisque. Il faut qu’on soit sérieux et qu’on respecte Rufisque. C’est faute pour Ismaïla Madior Fall, Souleymane Ndoye, Seydou Diouf, Doudou Meissa Wade, Boubacar Albé Ndoye d’être des alternatives crédibles que Macky Sall a été poussé à faire un choix inédit.

Ces différents responsables peinent à avoir une base politique solide. Ils ne sont d’accord que sur leurs désaccords. Leur unité est de façade du fait qu’elle n’est pas sincère et le leadership d’Oumar Guèye, battu lors des locales à Bambilor, est contesté. Certes, le président de la République a ouvert son palais à toute la classe politique rufisquoise à trois reprises, mais il n’a pas su mettre en orbite une nouvelle classe politique juvénile pouvant avoir la capacité de renverser la donne. Parmi ces jeunes, il y en a qui ont boudé du fait de l’ostracisme des anciens. Le choix effectué finalement sera la cause de la défaite présidentielle à Rufisque.

Même si Macky Sall a bien positionné Souleymane Ndoye et Seydou Diouf du PPC sur la liste nationale, ces derniers ne sont pas représentatifs d’un bilan de la prise en charge des préoccupations des Rufisquois à l’Assemblée. Ils sont impopulaires et inconnus à Rufisque. Députés élus et réélus, ils ont été transparents pendant leurs mandats pour Rufisque » souligne un Rufisquois averti. Ce dernier regrette que Macky Sall ait raté la création d’un leadership local fort de la trempe de feus Me Mbaye Jacques Diop et Cora Fall ou encore, plus loin dans le passé, l’ancien ministre Alioune Badara Mbengue.

Un mauvais casting

Le duo Ndiagne Diop/Diarry Diène est un mauvais casting qui, ajouté à la guéguerre entre Oumar Guèye et Ndiagne Diop pour le contrôle de la partie péri urbaine de Rufisque notamment dans ce qui est convenu d’appeler les 3 C, ne va pas arranger les choses. « Rufisque va voter contre Benno Bokk Yakaar. Diarry Diène n’a pas de solides attaches à Rufisque qui puissent pousser les Rufisquois à voter pour elle. Rufisque ne s’identifie pas à travers elle », affirme le journaliste Aziz Gaye qui entrevoit un vote sanction. Une situation qui, selon lui, risque de profiter à l’actuel maire de la ville de Rufisque et tête de file de l’inter coalition Yewwi Wallu. « Yewwi est devenu un phénomène national. Yewwi mobilise.

Ce n’est pas la personne du Dr Oumar Cissé mais le phénomène Yewwi qui risque de jouer en sa faveur. Il a un certain avantage quoi que l’on puisse dire car c’est un Rufisquois de souche. La nature a horreur du vide puisque les Rufisquois ne s’identifient pas à ceux qui sont investis par le camp présidentiel. Donc, Dr Oumar Cissé sera porté par le phénomène Yewwi », estime notre confrère.

Chéf de Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Next Post

La coalition «Aar-Sénégal» sous la dictée économique des club des investisseurs..

jeu Juil 28 , 2022
Après les coalitions Yewwi Askan Wi (Yaw) et Benno Bokk Yakaar (Bby), c’était au tour des leaders de Aar-Sénégal de prendre le chemin du Club des Investisseurs Sénégalais (Cis) dirigé par président Babacar Ngom Sedima. Après les coalitions Yewwi Askan Wi (Yaw) et Benno Bokk Yakaar (Bby), c’était au tour […]