En continu

Affaire Sonko : PASTEF interpelle Amnesty International

Vue: 123
1 0

Des partisans du Pastef ont dressé des barrages sur les voies menant à la résidence du député Ousmane Sonko candidat à l’élection de 2019 sorti troisième, ce lundi à Dakar Cité keur guorgui. Ils s’insurgent contre ceux qu’ils qualifient de complot politique ourdi par le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall.

Le jeune député refuse de déférer à sa convocation tant que son immunité parlementaire n’est pas levée

« Nous, PASTEF-les patriotes, informons l’opinion nationale et internationale des cas de
maltraitance et de torture perpétrés sur des jeunes du parti, arrêtés dans la journée du lundi 08
février 2021, par les forces de l’ordre, devant le domicile de notre leader, le Président Ousmane SONKO. »

« Les victimes font l’objet de maltraitances »

« En effet, suite aux différentes visites effectuées toute la journée, par les responsables de notre
parti, les victimes nous ont toutes affirmé faire l’objet de maltraitances et d’actes de torture
durant leur garde à vue, qui se poursuit à ce jour. »

« La libération immédiate des militants »

Les Patriotes vont plus loin en demandant que leurs militants soient libérés immédiatement.

« Nous demandons à Macky Sall l’arrêt immédiat des sévices corporels ainsi que la libération
immédiate et sans conditions de nos militants venus pacifiquement témoigner leur sou
Président Ousmane SONKO dans le complot honteux ourdi contre lui. »
Nous en informons le Comité sénégalais des droits de l’homme, la RADDOH, la Ligue
sénégalaise des droits de l’homme et Amnesty International pour que ces actes, contraires aux
lois de notre pays et aux conventions internationales sur les droits de l’homme, cessent sans délai. 
délai.
Nous attirons l’attention sur les cas Mohamed Ndoye qui a passé toute la journée du 09 février
2021, menotté, mains au dos, sans audition et Mohamed Thiam blessé à l’épaule par balle et
interdit de soins.
Tous ces faits ont été constatés par nos avocats pour que nul n’en ignore », conclut le communiqué.

Pour rappel, le leader de PASTEF a été accusé de viol et menace de mort par une masseuse Adji Sarr.

Convoqué lundi dernier, il a refusé de déférer à la convocation de la Section de Recherches. Selon lui, la gendarmerie n’a pas les prérogatives pour convoquer un député sans passer par l’Assemblée nationale : «Il faut d’abord saisir l’Assemblée nationale et lever mon immunité. Le contraire serait une violation flagrante de la loi. Je tiens à ce que la procédure soit respectée. »

L’Assemblée Nationale a été officiellement saisie sur l’immunité de Sonko.