Les travailleurs veulent une reconstruction sur
la totalité du titre foncier de l’hôpital Le Dantec !

Le collectif des syndicats des travailleurs de l’hôpital Aristide le Dantec ne veut pas d’une délocalisation de l’hôpital et son personnel durant les différentes phases de sa reconstruction.

Ils exigent sa réhabilitation sur le site actuel, en mode élargi, et demandent aussi des garanties par rap-
port à la continuité des services et une subvention pouvant permettre de couvrir les charges salariales de l’établissement. Ils s’exprimaient lors d’une conférence de presse hier.

Le projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec a été élaboré en 2005. Il y a eu même des Assisses de Ngor Diarama, lesquelles avaient abouti, en 2012, à l’élaboration du projet d’établissement hospitalier. Lors de ces journées de réflexions et d’échanges, les discussions avaient surtout porté sur l’option de délocalisation de l’hôpital.

Mais la recommandation la plus forte faite au cours de ce conclave fut la reconstruction de l’établissement hospitalier sur le site qu’il a toujours occupé. Une doléance remise au goût du jour par le collectif des syndicats des travailleurs dudit établissement qui réclame sa reconstruction sur le patrimoine foncier de l’hôpital. Et sur la totalité du site, s’il vous plait ! « Nous aurions souhaité que notre hôpital soit construit sur l’ensemble de la superficie de l’hôpital.


L’Etat nous a promis trois hectares, mais nous faisons une demande solennelle au président de la République pour qu’il puisse nous construire notre hôpital sur la totalité de notre site. Ce qui pourrait répondre aux exigences. L’hôpital doit dans l’avenir pouvoir faire des transplantations rénales, des transplantations hépatiques, des soins qui sont dispensés à l’étranger et dont les com-
pétences sont ici. Nous avons des professeurs de médecine aguerris ici », a plaidé le secrétaire général du Sames (Syndicat autonome des médecins, pharmaciens, et chirurgiens – dentistes), section Le Dantec.

Mamadou Seck demande surtout que soit choisi le premier projet piloté par l’ancienne ministre de la Santé sous le président Wade, Eva Marie Coll Seck, car, à l’en croire, ce projet « répond très bien
aux exigences de la structure ».

Tout comme leur exigence relative à la reconstruction sur le site de l’établissement, ces travailleurs de l’hôpital Le Dantec s’opposent aussi à l’idée de leur délocalisation durant la phase de reconstruction. «Sous aucun prétexte», dit-il, ils ne veulent être délocalisés. L’objectif de cette reconstruction, c’est de faire du plus vieil hôpital de notre pays un nouveau centre de soins, de formation et de recherches de haut niveau technique.

Un «nouvel «hôpital de marque doté d’équipements modernes. Que le président de la République
respecte ses promesses Tout en approuvant la décision de donner du sang neuf à leur établissement, ces travailleurs réclament de remettre les bâtiments sur la totalité de son patrimoine foncier, mais surtout des garanties par rapport à la continuité des services et du payement de leurs salaires ainsi que de certaines charges de la structure. « Nous sommes un personnel composite, composé d’universitaires et d’agents de la Fonction publique. Nous ne voulons pas avoir des soucis avec l’Etat.

Nous demandons au chef de l’Etat de laisser le personnel continuer son travail. Le Président avait fait la promesse que le projet sera effectué par phases. Nous voulons de solides garanties sur la prise en charge salariale du personnel durant la reconstruction. Ce qui nécessite une subvention de l’Etat pouvant nous permettre d’assure la continuité du travail en toute quiétude », a encore déclaré le secrétaire général de la section Sames de l’hôpital Aristide Le Dantec.
A côté de ces deux préoccupations liées à


la continuité des services durant les phases de reconstruction, une subvention est demandée pour couvrir les charges salariales de certains agents et de la structure. La reconstruction va également permettre d’avoir un hôpital de marque, un hôpital numérique avec un système d’information hospitalier adéquat.

Aussi, ces agents demandent une formation adaptée aux défis à relever. « Nous demandons à l’Etat
de mieux capaciter le personnel pour le mettre en adéquation avec l’offre de soins », a plaidé Dr Seck. A l’en croire, ses collègues et camarades, qui demandent à être associés au projet de reconstruction, exigent une documentation signée par les autorités suprêmes pour garantir une formation et une capacitation au personnel de santé durant toute la phase de reconstruction.

Ce afin que, indique-t-il, « quand nous recevrons les clés une fois les travaux finis, l’hôpital puisse répondre aux défis qui nous attendent ». Ce n’est pas tout.

Les travailleurs exigent également une « une intégration non négociable du collectif des syndicats dans le comité de pilotage et dans le comité technique, au cours des différentes phases des études, mais également et surtout dans la phase de
reconstruction de l’hôpital ».


Pour terminer, ils se disent prêts pour une audience avec le chef de l’Etat pour discuter de toutes ces doléances avec lui.

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